Le drapeau du Québec déposé au cimetière de Colombey

Dans le coeur des Québécois, le Général Charles de Gaulle occupera toujours une place particulière

Le drapeau du Québec déposé au cimetière de Colombey

Messagepar admin sur 06 Mai 2008 13:33

De : "Robert Bertrand" <robert.bertrand.que@...>
Date : MAR 29, NOV 2005 22:47
Objet : Drapeau du Québec

En après-midi, j'étais à  Colombey-les-deux-églises. Petit village de quelque 600 habitants, en Haute-Marne, à  deux heures de train de Paris.

Très vieux villages, les gens sont affables, faciles à  parler. Quelques boutiques de souvenirs, drapeaux de la France bien nombreux. Autour de l'église, le cimetière. Dans ce simple cimetière, une pierre tombale, couleur ivoire, surmontée d'une croix. Rien d'extravaguant. Très simple, trop simple. Le nom du Général y apparaît et le nom de son épouse et un troisième nom relié à  la famille.

Je lève les yeux pour chercher le monument principal, celui de la Croix de Lorraine sur la montagne avoisinante. J'aperçois, à  moins de trente pas de cette pierre tombale, un gardien qui surveille. Je suis seul devant le tombeau et l'équivalent de 20 minutes, j'étais seul dans ce cimetière avec le gardien.

"Nous sommes hors la période des touristes", qu'on me dit. J'ai demandé au gardien si je pouvais y laisser quelque chose sur cette pierre tombale. "Non, la pierre tombale doit rester intacte, sans fleurs, sans aucune trace de qui que ce soit et de quoi que ce soit".

"Que voulez-vous placer ?" me demande-t-il.

"Le drapeau du Québec." "Est-ce que l'on peut le placer en quelque part?"

"Bien sûr, voici tous les hommages rendus au Général".

Il me montre les nombreux témoignages et il me dit que si l'on place le drapeau du Québec, il ne doit pas voler au vent mais bien placer pour qu'il demeure en place. Il me montre. On peut l'attacher, disons mieux, le nouer autour de la croix sous laquelle les témoignages avec des plaques sont rendus.

Le drapeau du Québec est donc nouer autour du pied de la croix et se laisse tomber sur la pierre sous la croix, au-dessus des plaques. Le drapeau du Québec a une place d'honneur.

La croix de Lorraine surmonte le hameau plus ou moins derrière l'église de Colombey.

http://www.aventurier.fr/fr/france/cham ... ndex.shtml

http://fr.news.yahoo.com/quid/c_8581.html

Je voulais vous le dire.

à  bientôt,

Robert Bertrand

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Re : Le drapeau du Québec déposé au cimetière de Colombey

Messagepar admin sur 06 Mai 2008 13:37

De : "Salon Albert" <albertsalon@...>
Date : MER 30, NOV 2005 8:16
Objet : Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Drapeau du Québec

Bravo!

Vous avez décidément, au cours de votre extraordinaire voyage de 2005 chez les francophones du continent, bien mérité de tous nos peuples frères!

Marche de Villers-Cotterêts, contacts avec les Wallons, cimetières militaires et recherche des Québécois tombés sur le sol de la mère-patrie, réanimation de la flamme sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile, Place Charles de Gaulle, drapeau québécois noué au pied de la grande croix de Lorraine à  Colombey-les-deux-Eglises...

Chapeau et merci à  Robert Bertrand!

Merci, vraiment!

Bien cordialement. A. Salon.
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Re : Le drapeau du Québec déposé au cimetière de Colombey

Messagepar admin sur 06 Mai 2008 13:44

De : José Fontaine <Jose.Fontaine@...>
Date : MER 30, NOV 2005 12:52
Objet : A Robert

C´est extraordinaire de placer un drapeau du Québec à  Colombey.

De ce village, tu n´es pas loin de celui de Jeanne d´Arc sur la Meuse Donremi et en remontant encore la Meuse, tu arrives à  Verdun, l´une des plus grandes batailles de tous les temps qui, je pense, a fait 700.000 morts (en totalisant les morts de France et d´Allemagne).

De Verdun tu peux remonter (toujours en suivant la Meuse) à  Sedan qui est la plus grande défaite de la France en 1870 mais surtout en 1940.

C´est là  que les premières divisions blindées allemandes ont franchi l´obstacle de la Meuse. Dès cet instant la France était battue. Mais ils avaient franchi la Meuse plus au nord, un peu en aval de Dinant à  Houx, dès le 13 mai, l´armée française malgré son courage ne parvenant pas à  repousser les Allemands sur l´autre rive. On peut l´expliquer par la configuration du terrain et du fleuve (il y a une »le dans le fleuve et une écluse qui a permis à  l´infanterie allemande de franchir l´obstacle).

C´est le général Rommel qui commandait la division blindée qui a passé la Meuse, sur les traces de l´infanterie, un peu en aval de Dinant, ma ville natale (en tout cas de ma petite enfance et ma jeunesse). Dinant est une ville petite mais très belle où en 1914, l´armée impériale allemande a tué 674 civils (hommes, femmes, enfants). Le fort qui est sur le roc qui domine le fleuve comporte un musée où les choses sont expliquées.

Toute la région de Dinant mérite d´être visitée et expliquée. On pourrait expliquer l´histoire de l´Europe à  partir du combat allemand victorieux du 13 mai 1940, affrontement franco-allemand, soit des deux plus grandes parties de l´Europe occidentale séparées en 843. Et aussi celle de la Wallonie...

Au bout de ton voyage tu peux toujours revenir chez nous quand tu veux: le 30 décembre nous recevons la famille Bélanger de Québec et des amis de l´Ardenne (région intéressante aussi Michelet disait l´église de Saint-Hubert - une petite ville dont c´est le nom - et l´asile de Saint-Lambert - Liège- c´est là  le vieux fonds des Ardennes, le mot «Ardennes» pouvant être sous sa plume un substitut de «Wallonie» ou «pays wallon»). La capitale de la Wallonie, Namur est jumelée avec Québec.

Toutes ces choses, nous en venons, nous, Français, Québécois, Wallons, Acadiens...

A toi Robert, intensément,

José

====

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Re: Le drapeau du Québec à  Colombey

Messagepar admin sur 06 Mai 2008 16:53

De : "Robert Bertrand" <robert.bertrand.que@...>
Date : MER 30, NOV 2005 17:33
Objet : Re : Drapeau du Québec

Merci à  vous, Monsieur l'Ambassadeur Albert Salon.

Votre appréciation n'est pas sans me toucher grandement.

Vous le savez, tout ce travail, je le fais par plaisir et par devoir de mémoire pour nos Anciens Combattants Québécois.

J'ai le plaisir de rencontrer beaucoup de personnes et d'échanger, de voir, d'apprendre et d'analyser ce que je vois, de prendre la mesure de ce que j'entends et de chercher à  comprendre par synthèse de tout ce que je vis et tout ce qui m'arrive.

Tout juste pour les fins de votre intervention, vous me permettrez d'ajouter des rencontres avec des Wallons, bien sûr, mais, également avec des Flamands.

J'ajoute une correction en regard du drapeau et de l'endroit où il a été placé.

Non, il n'est pas au pied du monument qu'est la croix de Lorraine placée au sommet d'un hameau derrière l'église de Colombey. Nous n'aurions pas le droit de le faire non plus.

Le drapeau du Québec a été noué au pied d'une croix de métal dans le cimetière paroissial sis sur les territoires de l'église de Colombey.

Chez nous, au Pays du Québec, nos cimetières, dans un bon nombre de nos villages, se trouvent situés tout près des églises et non pas, comme on en voit souvent ici, dans les communes de France, à  même le territoire de l'église comme c'est le cas à  Colombey et à  bien d'autres endroits que j'ai visité. Il faut passer par le cimetière pour entrer dans l'église.

Je me permets d'ajouter que l'église de Colombey peut avoir été construite depuis plusieurs siècles et conséquemment, le cimetière est là  depuis plusieurs siècles également.

Dans ces cimetières bien âgés, on se doit de comprendre que les tombeaux présents ne sont pas toujours de grande beauté et de grande apparence de propreté ni d'entretien. Soyons bien réalistes. La parenté des morts sur place n'existe possiblement plus depuis de très nombreuses années et personne ne fait l'entretien des avoirs ancestraux.

Tel est l'état actuel de ce cimetière.

Lorsque je suis entré dans ce cimetière, je n'aurais jamais imaginé y voir le tombeau du Général Charles de Gaulle, je dois vous l'avouer bien humblement.

De voir ce tombeau, que j'ai déjà  décrit, dans le cimetière paroissial démontre bien la qualité de l'homme qu'était le Général De Gaulle, homme de grandeur et de simplicité et d'humilité, de foi et de sincérité et d'appartenance à  ses racines paroissiales.

La croix est une croix semblable à  beaucoup de croix que l'on retrouve dans de nombreux cimetières communaux de France. Structure de métal forgé et bien implantée dans ce lopin de terre sis sur le territoire de l'église.

LES TÉMOIGNAGES AU GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE

Cette croix est au dessus d'un socle de ciment et domine l'ensemble du petit cimetière. Derrière la croix, au mur de pierres du cimetière, se trouvent de nombreux témoignages de groupes d'anciens combattants de différents régiments et de différents bataillons. Hommage rendu au Général par le Régiment ... et tout organisme ... Deux cents, trois cents ... je n'ai pas compter. Mon intérêt n'était pas de savoir qui a fait quoi et si un tel ou un tel y aurait laissé un témoignage. Je n'ai pas eu cette volonté de savoir.

J'étais là  pour, à  mon tour et à  ma façon, rendre témoignage, en mon nom et au nom des Anciens Combattants Québécois, et, lorsque l'on est là , on est Québécois dans son âme et dans son corps, et aussi, en conséquence, au nom des Québécois qui ont apprécié la venue du Général en nos terres du Québec en 1967.

Le drapeau du Québec a été noué à  la croix de fer forgé. C'est un drapeau de même dimension que j'avais apporté à  Villers-Cotterêts et que des participants avaient fièrement portés lors de la Marche jusqu'au Château de François Premier.

Avec l'accord du Gendarme présent sur les lieux, il a bien voulu accepté que je noue ce drapeau et il m'a dit qu'il y resterait là  comme les autres témoignages sur les lieux. La Gendarmerie Française surveille les lieux 24/24.

Certaines personnes déposent des fleurs, une pierre; d'autres, des témoignages écrits sur papiers ou d'autres encore, sur des plaques de céramique ou que sais-je. Rien n'est au pied du tombeau. Tous les hommages se retrouvent autour de la croix centrale et le long du mur entournant l'enceinte du cimetière de Colombey.

Je veux vous le dire, comme je le ressens. Lorsque l'on est seul dans un cimetière, que nous sommes dans un tel endroit où des milliers de visiteurs viennent à  chaque année, on a un sentiment de grande humilité et de grandes émotions. Nous les vivons, ces moments, bien seul, mais avec la conviction de poser un geste que bons nombres d'entre nous, voudraient poser.

Je vous laisse là  dessus, pour le moment, et je poursuis encore (mon voyage) quelques jours.

Mon coeur est bien troublé par tout ce qui m'arrive.

Je n'en avais jamais imaginé autant.

Pourtant, bien d'autres choses s'ajoutent.

Je ne peux tout vous dire encore.

Avec mes meilleurs sentiments de reconnaissance, à  vous, monsieur
l'Ambassadeur et à  tous les vôtres.

Salutations amicales à  vous tous du groupe de discussion Pour le Pays
du Québec en pleines activités électorales.

Je vous lis mais, vous le comprendrez, je ne peux rester des heures à 
écrire... Il y a beaucoup à  faire.

Avec affection et humilité.

Robert Bertrand

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Re : Le drapeau du Québec déposé au cimetière de Colombey

Messagepar admin sur 06 Mai 2008 17:04

De : "Robert Bertrand" <robert.bertrand.que@...>
Date : MER 30, NOV 2005 18:25
Objet : Re : A Robert

(Réponse adressée à  José Fontaine que j'ai visité en Belgique et avec qui nous avons visité différents cimetières. Nous sommes allés à  Liège avec son épouse et son fils que je salue par la même occasion.)

Après deux mois en France et en Flandres et en Wallonie, je dois retourner chez moi, au Pays du Québec, pour refaire mes forces et pouvoir faire la synthèse de tout ce que j'ai pu vivre au cours de cette intense et brève périodes.

J'ai des personnes à  rencontrer avant mon départ qui pourront faire toute la différence entre l'indifférence de certains et l'enthousiasme de d´autres.

LE DEVOIR DE MÉMOIRE

Je le dis et le répète: pourquoi tout cela m'arrive comme çà  se présente jusqu'à  ce jour ? Je dois encore le dire comme je le vis et le ressens: il y a certainement une part de correspondance entre les objectifs que je poursuis et une volonté de mémoire qui s'inscrirait dans les gênes de notre humanité.

Je le dis et vous l'écris, ami José, parce que nous avons eu l'occasion de vivre ensemble, chez vous, avec Madame Anne et votre fils, quelques jours et vous me connaissez un peu mieux.

Il me faut découvrir des moments de vérités qui n'auraient encore jamais été livrés. Lorsque j'en parle avec mes intervenants, ils voient et évaluent l'ampleur de la démarche que j'ai fait mienne et, à  ma grande surprise et appréciation, ils m'offrent une collaboration que je considère insoupçonnée. Je dois m'assurer de la qualité de tout çà .

Il ne me reste que quelques jours en France puisque ma date de retour a finalement été déterminée: départ de Paris vers Montréal le mardi, 6 décembre prochain. J'ai besoin de ce retour à  la maison pour me refaire puisque tout ce qui m'arrive est hors norme, véritablement.

J'ajouterai le moment venu et approprié.

Merci à  vous, José, pour toute l'information en regard de SEDAN et VERDUN.

Vous le savez, dans les livres d'Histoire, on parle de "boucheries" dans de tels cas; l'ancien poilu français à  la télévision française l'autre jour parlait "qu'on les menait à  l'abattoir".

Quels faits l'Histoire doit-elle nous révéler pour tirer de telles conclusions ? Est-ce démontrer ? Quels faits faut-il mettre en évidence pour faire cette démonstration ? J'ai des pistes que je souhaite voir évaluer et être rendues publiques, le moment venu.
=====

C'est une conférence de Marc Pottier et de Jean-Pierre Guéno à  laquelle j'avais assisté à  Caen il y a deux ou trois semaines déjà  et qui ont écrit des livres qu'ils m'ont dédicacés.

"Cher Pays de mon enfance", "Paroles de déracinés", Jean-Pierre Guéno
et les auditeurs de Radio-France, Radio-France 2005.

Une partie de sa dédicace se lit comme suit : "En hommage à  tous nos
frères et soeurs du Québec."

L'immigration de Marc Pottier, Le Mémorial de Caen, 2005 éditions
Mémorial de Caen.

Marc Pottier et Jean Viard, "Dialogue sur nos origines, Des champs;
des provinces et d'ailleurs" Editions de l'Aube, 2005.

Dans sa dédicace, il écrit "... bravo pour votre action, votre
dévouement autour de la mémoire combattante. Bien à  vous Marc
Pottier"

Je poursuis encore quelques jours.

Avec affection et bien sincèrement,

Robert Bertrand

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Re : à  Robert

Messagepar admin sur 07 Mai 2008 00:07

De : José Fontaine <Jose.Fontaine@...>
Date : MER 30, NOV 2005 21:29
Objet : Re-Re: A Robert

Bon vent alors, Robert, bon retour de l´autre côté de l´eau! J´espère aller bientôt au Québec car il me semble y avoir mille personnes à  y écouter.

Sur Verdun, tout au moins, qui est un « abattoir » mais en liaison avec de Gaulle.

De Gaulle y a été fait prisonnier (en 1916) à  la suite d´une contre-attaque menée par lui avec un extraordinaire courage qui lui valut - ce qui n´est pas fréquent - d´être cité à  l´Ordre de l´Armée, le 2 mars 1916, à  l´initiative du général Philippe Pétain...

Dans «De Gaulle intime» récemment passé sur nos chaînes, on raconte que lui-même expliqua un jour à  un de ses neveux, face à  un tableau de bataille que le peintre n´a pas exprimé les souffrances du combattant.

Ce qui me frappe dans les récits de soldats wallons de la campagne de mai 1940, c´est, mélangé à  la furieuse envie de combattre l´envahisseur, un dégoût pour la guerre très profond que, souvent, ils relient avec le magistral livre du Bruxellois Francis Walder, colonel en mai 1940, Prix Goncourt dans les années 50 et dont le livre merveilleux («St Germain ou la négociation» qui se déroule au temps des guerres de religion en France) se clôture par un vibrant plaidoyer en faveur de la paix par un militaire professionnel, celui qui préside la négociation, qui ne dit rien durant son déroulement, mais parle abondamment, quand il voit que la négociation va capoter, contre la guerre.

Honneur aux militaires de cette trempe qui ne sont pas des traîneurs de sabre comme notre ami Sauvé.

Et bon retour au Québec avec cette moisson de sentiments et de souvenirs qui vont loin.

Français, Wallons, Québécois, oui, nous faisons en un sens partie du même pays et une part de notre destin est commune. Nous ne devons pas négliger cela.

JF

Texte paru à  la page suivante :

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