PAR NICOLAS BÉLANGER, Collège François-Xavier-Garneau

1838-1839 : les patriotes du Québec défendaient la cause du Québec. On les a pendu parce qu'ils demeuraient fidèles à leurs objectifs. Des hommes d'église du Québec, vendus au Canada, ont préféré « excommuniés » nos patriotes. Ces hommes d'église avaient une « âme » généreuse pour les dominants de l'époque. Le seraient-ils encore aujourd'hui ?

PAR NICOLAS BÉLANGER, Collège François-Xavier-Garneau

Messagepar admin sur 18 Mai 2008 18:45

COMMENT L´INJUSTICE ENGENDRE LES MARTYRS POPULAIRES

Le tribunal militaire de 1838-1839

lundi 19 mai 2008

PAR NICOLAS BÉLANGER, Collège François-Xavier-Garneau -

Suite aux rébellions de 1837-1838, il y eut pour fait de trahison plusieurs centaines de personnes écrouées.

La plupart des détenus devaient par la suite être libérés sans plus d´inquiétudes ; moins chanceux, cent huit d´entre eux allaient être traduits devant une cour martiale spécialement constituée pour les circonstances.

Des cent huit accusés, neuf furent acquittés et quatre-vingt-dix-neuf condamnés à  mort.

Douze de ces condamnés devaient être pendus, deux bannis hors du pays, vingt-sept libérés sous caution et cinquante-huit déportés en Australie.

Ces hommes - malgré certaines circonstances atténuantes - s´étaient rendus coupables devant la loi.

Cependant, les multiples irrégularités qui marquèrent leurs procès allaient faire d´eux les martyrs du peuple.

Ce travail se veut une mise en lumière - restreinte il va s´en dire - des iniquités du Tribunal Militaire de 1838-1839 et de leurs conséquences sur la population canadienne-française.

Plus précisément, ce travail cherche à  démontrer deux choses, à  savoir :

Que les insurgés qui ont été jugés et condamnés en 1839 n´ont pas bénéficié d´un traitement juste et équitable.

Que ce traitement injuste a été à  l´origine de leur élévation, dans le coeur de la population, du rang de coupables présumés à  celui de martyrs d´une abjecte persécution.


Source
http://www.histoirequebec.qc.ca/publica ... n2_2tr.htm

(...)

Nous avions donc, du côté de la Couronne, dix-sept Anglais hostiles - militaires de surcroît - et un chouayen notoire.

Du côté de la défense ... aucun Canadien!

Plusieurs avocats du pays, Féréol Pelletier et René-Auguste-Richard Hubert en tête, s'étaient bien offerts pour assurer la défense de leurs compatriotes. Mais on les éconduit sans façon, prétextant que "des rebelles ne peuvent pas défendre des rebelles".

Deux avocats trouvèrent finalement grâce aux yeux des autorités. Ils s'agissaient de Lewis Thomas Drummond, un Irlandais catholique, et de Charles Hart, un Juif montréalais. Malheureusement, on n'eut de cesse de leur mettre des bâtons dans les roues, les empêchant par tous les moyens inimaginables d'employer leurs talents à  la défense de leurs clients, au mépris des lois usuelles.

Nous en avons pour témoignage ces quelques lignes écrites par le patriote exilé Léandre Ducharme:

Suite à  la page :

http://www.histoirequebec.qc.ca/publica ... n2_2tr.htm
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