MOBILISATION GÉNÉRALE POUR LA LIBERTÉ DE L'HISTOIRE

Si on se voit s'interroger sur l'HISTOIRE c'est qu'il y a des manipulations qui se font de par la volonté expresse des ÉTATS et ou d'ex EMPIRES. Est-ce que les HISTORIENS sont libres de présenter la VRAIE HISTOIRE ?

MOBILISATION GÉNÉRALE POUR LA LIBERTÉ DE L'HISTOIRE

Messagepar admin sur 12 Oct 2008 23:20

11 octobre 2008
Mobilisation générale pour la liberté de l´Histoire

http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/ ... he-dhuile/

Non, ce n´est pas un sursaut corporatiste. Non, ce n´est pas une manifestation d´orgueil.

C´est juste que les historiens en ont assez d´être instrumentalisés par l´Etat, le gouvernement et la Justice à  titre d´experts, commis au bon fonctionnement des lois mémorielles.

Ils ne veulent plus assister impuissants à  la prolifération de lois criminalisant le passé. Ils n´acceptent plus que la loi Gayssot (1990), qui n´était pas faite pour leur nuire mais pour faire rempart au négationnisme, finisse par les viser en instituant une concurrence des mémoires des victimes, de leur descendance ou de leurs héritiers spirituels (génocide arménien, traite des Noirs, colonisation et, à  venir si l´on en croit les projets parlementaires déposés, lois sur le génocide ukrainien de 1932 et sur le génocide vendéen de 1793).

La loi Gayssot a créé un délit de «contestation» (article 9 ). Ce qui est vague, synonyme de discussion, contradiction, controverse, objection, opposition, protestation tout autant que de dénégation. ce qui a instauré un grave précédent.

On n´attend pas du Parlement qu´il légifère sur la vérité historique.

C´est la vocation de l´historien de chercher cette vérité «même s´il doit se garder de prétendre la détenir» comme le rappelle Jacques Julliard.

La loi Gayssot était un texte de circonstances mais ses conséquences vont bien au-delà , ce que Françoise Chandernagor souligne en la résumant ainsi :»une arme de dissuassion massive pour exterminer un petit groupe d´imbéciles».

Ils avaient déjà  lancé un appel en ce sens il y a deux ans sous le titre «Liberté pour l´Histoire».

Les plus réticents d´entre eux (Henry Rousso et Annette Wieworka) viennnent de les rejoindre. Mieux encore : leur mouvement est en train de faire tâche d´huile en Europe aux Pays-Bas, en Italie, en Belgique enfin avec l´association «Pléthore de mémoire«.

Pierre Nora, qui a succédé à  René Rémond à  la tête de l´association, vient de dénoncer à  nouveau la tendance visant à  exiger des historiens qu´ils cautionnent scientifiquement une application juridique rétroactive de la notion de crime contre l´humanité. Au même moment, dans le cadre des Rendez-Vous de l´Histoire à  Blois, consacrés cette année aux Européens, l´association lance un nouvel appel dit «Appel de Blois« :

«Inquiets des risques d´une moralisation rétrospective de l´histoire et d´une censure intellectuelle, nous en appelons à  la mobilisation des historiens européens et à  la sagesse des politiques. L´histoire ne doit pas être l´esclave de l´actualité ni s´écrire sous la dictée de mémoires concurrentes. Dans un État libre, il n´appartient à  aucune autorité politique de définir la vérité historique et de restreindre la liberté de l´historien sous la menace de sanctions pénales.

Aux historiens, nous demandons de rassembler leurs forces à  l´intérieur de leur propre pays en y créant des structures similaires à  la nôtre et, dans l´immédiat, de signer individuellement cet appel pour mettre un coup d´arrêt à  la dérive des lois mémorielles.

Aux responsables politiques, nous demandons de prendre conscience que, s´il leur appartient d´entretenir la mémoire collective, ils ne doivent pas instituer, par la loi et pour le passé, des vérités d´État dont l´application judiciaire peut entraîner des conséquences graves pour le métier d´historien et la liberté intellectuelle en général.


En démocratie, la liberté pour l´histoire est la liberté de tous.»

Premiers signataires : Aleida et Jan ASSMANN (Constance et Heidelberg), Élie BARNAVI (Tel Aviv), Luigi CAJANI (Rome), Hélène CARRERE D´ENCAUSSE (Paris), Étienne FRANàƒÆ’‡OIS (Berlin), Timothy GARTON ASH (Oxford), Carlo GINZBURG (Bologne), José GOTOVITCH (Bruxelles), Eric HOBSBAWM (Londres), Jacques LE GOFF (Paris), Karol MODZELEWSKI (Varsovie) Jean PUISSANT (Bruxelles), Sergio ROMANO (Milan), Rafael VALLS MONTES (Valence), Henri WESSELING (La Haye), Heinrich August WINKLER (Berlin), Guy ZELIS (Louvain).
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