Le Scriptorium
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Aussi, lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate, le ler septembre 1939, le spectre de la conscription, endémique au Québec, se réveille de nouveau. Le gouvernement King met en vigueur la Loi des mesures de guerre. Le Parlement fédéral est la scène de débats animés entre les partisans de la neutralité et ceux de la participation massive à la guerre. De ce débat est né un compromis ou ce qui a été appelé le «pacte» entre Anglo-Canadiens et canadiens- français. Par ce «pacte», le Québec accepte de participer à l'effort de guerre, mais sur une base volontaire. L'homme du compromis, celui qui a réussi à convaincre la députation québécoise, c'est le ministre de la Justice et lieutenant de King, Ernest Lapointe.
Depuis toujours, la conscription soulève des passions au Québec. Qu'il suffise de rappeler l'opposition virulente de la population du Québec à l'adoption de la loi du service militaire, présentée par le premier ministre conservateur Borden, en 1917, opposition qui dégénère en émeutes sanglantes à Québec.
Le ler avril 1918, l'armée, dépêchée par Ottawa, charge la foule à la mitrailleuse. Le bilan est funeste: 4 morts et plus de 70 blessés. Le 4 avril, un arrêté ministériel instaure la loi martiale à Québec.